HABITER SON NOM une histoire française – un film de Céline Masson

Jusqu’en 2011, il était impossible de revenir à un nom qui avait été francisé. Les requérants étaient déboutés quasi systématiquement au motif, entre autres, de la consonance étrangère de leurs noms : on ne change pas un nom qui a été francisé. Telle était la position du Conseil d’État.

Des demandes de « changement de nom » (c’est l’expression juridique pour désigner le retour au nom) déposées par le collectif « la force du nom » après 2011 ont été acceptées. Cela signifie un revirement de jurisprudence. Certaines familles juives voulaient retrouver le nom « perdu » de leur père afin de le « sauver » de la disparition et le porter comme reste d’une histoire meurtrie. Le nom témoignerait alors du monde des disparus, de la yiddishkayt lorsqu’il s’agit de Juifs ashkénazes.

Ce film a été produit par Anima & Cie, avec le soutien du Centre d’Histoire des Sociétés, des Sciences et des Conflits, les Editions Hermann, le Centre Medem Arbeter Ring, l’Œuvre de Secours aux Enfants, la Fondation du Judaïsme Français et le partenariat du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.