En France, les descendants des familles juives venues d’Europe de l’Est ne possèdent plus que quelques bribes de yiddish. Partant de la non transmission de cette langue, nos personnages-témoins et universitaires-
interrogent les notions d’intégration et d’identité. Comment sauver une culture minoritaire de la disparition tout en échappant au repli
communautaire ?
Au Canada, Socalled, musicien et inventeur du « hip hop yiddish », sample de vieux vinyles yiddish sauvés du rebut.
Il est à la fois l’un des personnages et le compositeur de la bande originale du film.
Sa musique incarne une identité en perpétuelle évolution, se transformant au gré des mouvements migratoires, à l’opposé d’une identité im-muable et figée.
La « métamorphose d’une mélodie » qu’il propose accompagne la métamorphose de
chacun des témoins, le récit de leur cheminement face à cette rupture de la transmission, ce manque essentiel qui à la fois les constitue et les entrave.

Catégorie : Anciens Articles Archivés
Être juif avec ou sans territoire… David Muhlmann, sociologue et psychanalysteFrédéric Ménager, doctorant en philosophie politique à l’EHESS
« J’appartiens à un petit peuple où nous nous considérons comme les invités de la vie, où nous devons être les invités de la Terre ; et les invités essaient toujours de laisser la maison un peu plus propre, plus intéressante, plus riche qu’ils ne l’ont trouvée.
C’est ainsi que je comprends le devoir du Juif : enseigner aux hommes et aux femmes à être les invités les uns des autres. » (Georges Steiner)

« Ils ont eu la graisse, ils n’auront pas la peau » Raymond Gurême, un des derniers témoins de la tragédie des Tsiganes de FranceJean Baptiste Pellerin, réalisateur
La projection commencera à 17 heures.
Né en 1925, d’origine manouche, il se destinait à une vie dans le cirque familial quand toute la famille est arrêtée sur ordre de la police française, puis conduite dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Montlhéry dans l’Essonne. Il réussit à s’échapper, entre dans la Résistance et ne retrouve les siens que neuf ans plus tard.
Il réside aujourd’hui dans l’Essonne, en caravane, dans un espace où vivent ses 15 enfants et ses 150 descendants.

Aghet : 1915Le génocide arménien Janine Altounian, essayiste et traductrice d’allemand, co-traductrice de FreudHervé Georgelin, docteur en histoire de l’EHESS, traducteur littéraire de l’arménien occidental et du grec moderne
De quelle façon les peuples arménien et juif ont-ils pu, tant bien que mal, reconstruire une identité après la « catastrophe », nommée « aghet » en arménien ou « shoah » en hébreu?

Rosa, je t’aime!
L’histoire commence dans le quartier juif de Jérusalem en 1887. Le mari de Rosa vient de mourir sans enfants. Comme une mère, elle adopte le jeune frère du défunt, âgé de onze ans, en attendant qu’il ait l’âge, soit de l’épouser soit de la libérer…
Version originale, sous-titres anglais.

Dictionnaire du judaïsme français depuis 1944 Jean Leselbaum, journaliste, directeur de communication en retraiteAntoine Spire, essayiste
Plus de 200 auteurs ont travaillé afin de définir et analyser les multiples facettes du judaïsme contemporain.
Porté par la pluralité des points de vue des contributeurs, toute la diversité du judaïsme s’exprime dans les quelques 270 entrées de l’ouvrage.

« Grand-Père n’était pas un nazi »
Quarante-huit entretiens familiaux et cent quarante-deux interviews individuels sur les histoires vécues du passé national-socialiste et transmises entre les générations. Avec : Harald WELZER, Karoline TSCHUGGNALL, Sabine MOLLER, Olivier MANNONI et Jean-Charles SZUREK.

Un « Plan Marshall » juif Laura Hobson Faure, Maître de conférences en civilisation américaineRenée Poznanski, historienne
Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, l’Amérique se lance dans l’aide à la reconstruction de la France. Les Juifs américains, à l’instar de leurs compa-triotes, participent pleinement à cette mobilisation, avec, cependant, un objectif spécifique : reconstruire la vie juive après la Shoah.
Paris devient, en conséquence, un centre pour un éventail d’organisations juivesaméricaines, en particulier l’American Jewish Joint Distribution Committee (le Joint).
Ces organisations orchestrent un projet philanthropique sans précédent, envoyant plus de 27 millions de dollars en France entre 1944 et 1954.
Cette rencontre franco-américaine inédite, qualifiée de « Plan Marshall juif », permet une nouvelle réflexion sur la présence américaine dans la France de l’après-guerre et ouvre le débat de l’influence américaine sur la structure contemporaine de la vie juive française.

« La Ronde » d’après Arthur Schnitzler par la troupe Des CHESNAIES guidée par Yaël Tama
La ronde des désirs et des amours se fait et se défait depuis la nuit des temps. Et on raconte et on se raconte et on se reraconte ces histoires, des histoires, toujours et encore.
La Ronde, pièce d’Arthur SCHNITZLER, jugée licencieuse, fit
scandale en 1921 et déclencha de vives
manifestations d’antisémitisme.
C’est sur ces thèmes toujours actuels des jeux,
des tourbillons, des affres de l’amour et du désir que la
troupe de théâtre amateur du Centre Medem présente ce
spectacle au son de musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Lecture talmudique : meguilla
On lira quelques pages du traité talmudique Meguilla, dont le sujet principal est le Livre d’Esther.
On abordera quelques points de méthode et une première présentation des principes de base de l’interprétation talmudique.
Des exposés pourront être proposés.
20h00-21h30.
Dates :
10 novembre
8 décembre
12 janvier
9 février
13 avril
18 mai
15 juin
Tarifs :
| adhérents | non adhérents |
| 1 leçon : 13€ | 1 leçon : 15€ |
| 1 cours/année : 95€ | 1 cours/année : 110 |
| 2 cours/année : 180€ | 2 cours/année : 200€ |
Contact : Edith Apelbaum : 06 14 85 01 38
Blog de François Ardeven www. stam-medem.blogspot.fr
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