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Editorial

Les dernières actualités du Centre medem

Pour Samuel Paty
Notre première pensée va à la famille de Samuel Paty, ce professeur qui n’est pas rentré chez lui après son dernier cours du vendredi.

Nos condoléances sont sincères, nous sommes aussi de ceux qu’on assassine.

Lorsqu’Ilan Halimi a été torturé et tué par des barbares en 2006, il n’y avait pas beaucoup de manifestants de la Nation à la République en dehors de nos associations.
Pas beaucoup plus après l’attaque de l’école Ozar Hatorah de Toulouse où pour la première fois depuis la guerre, des enfants juifs étaient massacrés sur le sol de notre pays parce que Juifs.
Après les attentats de 2015 contre les journalistes de Charlie, contre la policière de Montrouge et contre l’Hyper-Casher, c’est la jeunesse qui avait été visée sur les terrasses et au Bataclan.
Qui retient qu’à partir de Noël 2015, des soldats en armes ont commencé à protéger les églises de France pendant la messe de minuit ?
Cela n’a pas suffi pour sauver le père Hamel, assassiné pendant son office.
Le colonel Bertram, Mireille Kohl, Sarah Halimi ont été assassinés par les mêmes fous de Dieu, qui ne sont fous que le temps de l’expertise médicale.

D’autres ont été assassinés, d’autres seront assassinés.

Notre histoire nous enseigne que nous sommes des marqueurs de la Liberté des peuples : nous payons un dramatique tribut à chaque fois que dans un pays, les Lumières commencent à s’éteindre.

Nous n’avons cessé de le répéter depuis des années, un silence gêné ou cynique était la réponse.

Aujourd’hui un islamiste fanatique a décapité ce professeur des collèges qui enseignait la Liberté dans son cours d’instruction civique.
Sans enseignement de la Liberté, il n’y a ni Égalité, ni Fraternité.
Ces idées fondent notre République.

Le silence n’est plus une option, nous exhortons donc :

  • nos dirigeants à prendre enfin conscience du danger mortel qui s’attaque à notre Nation. Nombreux étaient ceux qui dans les gouvernements successifs, dans les administrations ou dans nos villes, avaient choisi la lâcheté plutôt que la guerre. Aujourd’hui que la guerre nous est déclarée, le temps des discours, des bougies et des gerbes, des marches et des manifestations, est pour eux révolu.
  • tous les citoyens démocrates, qu’ils soient athées ou croyants, quelles que soient leur religion et leurs convictions, à agir pour défendre les valeurs de la République.

Le Centre Medem s’associe aux manifestations qui se dérouleront aujourd’hui, et en particulier à celle appelée pour 15h place de la République à Paris.

Bernard Flam,
Secrétaire Général
Archives et histoire du Centre Medem – Arbeter Ring

AIDONS SAINT-MARTIN-VESUBIE A SE RECONSTRUIRE

https://www.fsju.org/urgence-alpes-maritimes/

Le vendredi 2 octobre 2020, des intempéries meurtrières ont frappé l’arrière-pays niçois et Saint-Martin-Vésubie est l’une des communes les plus touchées. La solidarité s’est organisée pour venir au secours des habitants. Certains ont tout perdu et tous ont besoin d’aide.

La communauté juive, reconnaissante, se doit de venir en aide aux personnes et à leurs descendants qui ont tant apporté aux réfugiés juifs pendant la guerre et qui sont à leur tour dans la détresse.

Le Centre Medem se joint à l’appel du FSJU. N’hésitez pas à faire un don.

Madeleine Racimor, membre du Comité du Centre Medem, témoigne :

En mars 1943, trois cents familles juives (environ 1000 personnes), arrivèrent de Nice à Saint-Martin-Vésubie, assignées à résidence par les autorités italiennes. Elles furent logées dans des hôtels, des maisons et des appartements financés par l’American Jewish Joint Commitee. Parmi elles se trouvait ma famille : ma mère, ses deux frères, ses parents et sa grand-mère.

Pour les villageois, au nombre de 1500 personnes, ce fut un véritable envahissement. Pourtant, la solidarité joua à plein et après quelques hésitations, la cohabitation fut exemplaire. Les témoignages concordent tous, celui de ma mère compris, pour dire que les habitants de Saint-Martin accueillirent ces étrangers avec sympathie et même amitié. Une vie culturelle et sociale prit place, les jeunes Juifs et les jeunes habitants menant la danse lors d’activités sportives et festives. Une synagogue et une école fonctionnèrent librement. Pour les réfugiés juifs, ce fut une période où la crainte permanente fit place à une certaine sérénité pour les plus âgés, à des vacances pour les plus jeunes. Mais cette période ne dura que le temps d’un été.

Le 8 septembre 1943, le gouvernement italien signa l’armistice avec les Alliés. L’armée allemande se déploya rapidement sur les territoires français abandonnés par l’armée italienne et en Italie même. À Saint-Martin-Vésubie, l’exode des Juifs commença dès le 9 septembre pour fuir vers l’Italie par les cols de Cerise et de Fenestre, avec l’aide de soldats italiens. Le voyage fut éprouvant pour des gens mal équipés devant évoluer en haute montagne avec des chaussures de ville (ou même sans chaussures) et des valises, portant les enfants en bas âge, aidant les personnes âgées, et qui durent passer deux nuits à la belle étoile, subir le froid, la pluie et le vertige. Beaucoup renoncèrent et revinrent vers la vallée, épuisés. Certains furent arrêtés et déportés, d’autres eurent la chance d’être cachés et sauvés par des Saint-Martinois.

Ceux qui arrivèrent en Italie n’étaient pas sauvés. Les Allemands attendaient à Cuneo. Informés de l’exode, ils affichèrent des avis menaçant de mort tous les étrangers qui ne se livreraient pas avant le lendemain soir et tous ceux qui les aideraient à se cacher. Trois cent cinquante personnes se livrèrent et furent internées à Borgo San Dalmazzo avant d’être ramenées à Nice, transférées à Drancy et déportées à Auschwitz-Birkenau. Parmi elles, toute ma famille maternelle. Moins de vingt personnes sont revenues de déportation, dont ma mère et son plus jeune frère.

Le village de Saint-Martin-Vésubie est aujourd’hui officiellement reconnu « Commune membre de villes et villages des Justes de France » parce qu’en ces heures sombres de l’année 1943, ses habitants ont résisté contre la terreur totalitaire et ont eu à cœur de protéger et d’accueillir ceux dont Vichy et l’Allemagne nazie avaient signé l’arrêt de mort parce qu’ils étaient juifs.

Dimanche 8 novembre 2020 de 14h00 à 16h00

Régine Bessis, Présidente des JECPJ Alpes-Maritimes, organise sur zoom :

« CULTURE JUIVE ON LINE »

Rencontre avec cinq acteurs principaux de la culture juive en ligne,

dont nos amis Henri Bielasiak pour le Centre Medem, Gad Ibgui pour l’Institut Elie Wiesel et Jean-Claude Kuperminc pour la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle.

Cette session est organisée dans le cadre des activités proposées dans les Alpes-Maritimes pour les JECJ 2020, mais elle est bien sûr accessible à tous, sans distinction de région ou de département.

 Toutes les informations nécessaires pour vous connecter à la session zoom, sont indiquées sur l’image ci-dessus.

Hommage à Albert Memmi au Centre Medem le 6 octobre 2020

Pour rendre hommage à Albert Memmi, disparu au printemps 2020, Jacques Dugowson recevait trois de ses proches : Nicolas Memmi, fils d’Albert, a parlé du père et de l’homme. Anny Dayan-Rosenman , universitaire et Antoine Spire, journaliste, étudiants d’Albert Memmi devenus ses amis, ont tenté de cerner l’originalité de son œuvre.

Nicolas Memmi, ému et émouvant, a parlé des hommages qui ont été rendus à son père après sa disparition récente. Il a avoué sa fierté, expliqué que leur lecture le transformait en archéologue de la vie de son père. Il a ainsi découvert combien cet homme discret suscitait de polémiques, tant ses prises de position restaient libres, à l’écart de toute chapelle, notamment quant au destin de la Tunisie et d’Israël. Il a évoqué la « communauté affective » des Tunisiens d’origine, qui avaient connu les mêmes événements.

Antoine Spire, qui a été l’élève d’Albert Memmi à HEC, a souligné la cohérence des engagements d’Albert Memmi, et l’originalité de sa pensée. Sans jamais se placer du côté du colonisateur, Albert Memmi a pris acte de l’impossibilité, pour des occidentaux, de continuer à vivre dans la Tunisie indépendante. Dès 2004, dans Le Portrait du décolonisé, il regrettait l’incapacité des Tunisiens à faire vivre, après l’indépendance, la pluralité intellectuelle et culturelle qui faisait la richesse de leur pays, et à sortir du statut de victimes. Contrairement au Portrait du colonisé, préfacé par Sartre, qui avait fait consensus à gauche, ce livre a été boycotté par une partie de la gauche française et le sujet la divise encore aujourd’hui.

Anny Dayan-Rosenman a raconté comment étudiante, participant à un séminaire de quinze personnes animé par Albert Memmi, elle a été émerveillée que le judaïsme n’appartienne plus seulement à la sphère privée mais puisse être un objet de discussion collective et de culture. Elle a analysé les croisements entre la biographie et l’œuvre intellectuelle d’Albert Memmi. Le premier concerne sa rupture d’identité, d’abord linguistique, entre l’arabe dialectal et le français, mais aussi sociale, entre sa famille pauvre et son statut d’intellectuel : il a été l’un des premiers à écrire sur la pauvreté, sur l’altérité et l’acculturation. Son exigence de vérité, son refus de toute pensée constituée l’ont empêché d’élaborer une doctrine, de faire école. Mais il a étudié, en perspective avec l’histoire de la philosophie, le statut des dominés et les conditions de leur libération collective et individuelle. Sociologue appliquant ses outils à son propre groupe, il a aussi forgé le concept de judéité -la manière intime et personnelle dont chaque Juif vit son rapport au judaïsme.

Albert Memmi fut aussi un romancier et un poète. À côté de la Statue de sel qui domine son œuvre, on trouve par exemple Le pharaon, Le scorpion, où de façon romanesque est décrit le pathétique (fatal ?) où se trouvent tous ceux qui, tragiquement, ont été touchés par la colonisation, tout camp confondu. On observe que, peu à peu, sans théologie attitrée, se sculpte dans son œuvre romancée la figure du sage.

Les positions politiques d’Albert Memmi ont évolué et son esprit critique, toujours en éveil, l’a convaincu de ne pas s’engager dans l’action politique pour conserver son entière liberté de penser.

Aucune ontologie – colon ou colonisé – ne peut enfermer un vivant responsable et libre, semble nous enseigner encore l’œuvre protéiforme d’Albert Memmi, se dit-on à la fin de la soirée.

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L’agenda de Novembre – Décembre 2020

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Le Centre Medem, comme de nombreux autres centres culturels, est dans l’obligation sanitaire de rester fermé au public.

Cependant, le Centre Medem maintient un grand nombre d’activités, en dépit de l’absence de rentrée financière, du gel des subventions et du paiement des charges fixes qui continuent à courir.

Pour assurer la continuité du Centre, de votre institution, pour maintenir son niveau d’activités et sa place historique, mémorielle, culturelle, sociétale, l’aide de chacun d’entre nous est indispensable.

Soutenir le Centre Medem, c’est permettre de proposer plus de 20 activités à distance : ateliers, séminaires, cours de langues, conférences… et d’envisager progressivement l’accueil dans nos locaux, en respectant la législation et les gestes barrières.

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Amitié. Solidarité.

 

Hélène PAPIERNIK

Présidente du Centre Medem-Arbeter Ring

Programme de septembre - octobre 2020

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