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PASSION ANTISÉMITE
Richard Malka
Grasset, 144 pages
« J’en arrive au principal, à la raison pour laquelle nous sommes au tribunal : le “passionnément antisémite”. Allons au fond des choses. L’éventuel antisémitisme de La France insoumise et de son chef serait un problème crucial pour les juifs de ce pays mais, bien au-delà, pour nous tous, catholiques, musulmans, athées ; l’antisémitisme étant toujours, en Europe, un avertissement d’incendie, pour citer le philosophe Walter Benjamin. Alors, de quelle base factuelle disposons-nous pour justifier ce “passionnément antisémite” ? ». R.M.
À la lecture de ce livre on se croirait dans la salle d’audience avec un avocat plaidant avec brio.
Richard Malka est avocat, romancier, essayiste, scénariste.

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JE NE ME SUIS JAMAIS SENTI UN ÉTRANGER EN FRANCE – Lettres à mes amis français
Stefan Zweig
Albin Michel, 608 pages
« Je ne me suis jamais senti un étranger en France. J’ai beaucoup vécu à Paris dans ma jeunesse. Ah ! cette atmosphère humaine, amicale, sans pompe ni faste, cette atmosphère de camaraderie que j’étais sûr de trouver chez mon ami Georges Duhamel, alors médecin, chez mon ami Jules Romains, professeur de lycée, est de celles que l’on n’oublie pas », déclarait Stefan Zweig en avril 1940 dans le journal Marianne.
L’auteur du Monde d’hier a entretenu un lien particulier avec la France, le pays de ses héros : Montaigne, Balzac ou Verlaine, mais aussi de son maître, Romain Rolland. C’est ce pays qu’il a élu comme la patrie de son coeur. À chaque période de sa vie – avant 1914, depuis la Suisse Salzbourg ou Londres, fuyant sa chère Europe défigurée – il y a noué des liens d’affection, car malgré son succès dans le monde entier, sa « religion de l’amitié » avec des auteurs français est restée essentielle pour lui.
Ce livre, qui rassemble plus de 400 lettres inédites, écrites presque toutes en français, en porte témoignage et réserve plus d’une surprise sur ses engagements littéraires et politiques.
Préfacé et annoté par Brigitte Cain-Hérudent et Claudine Delphis.

Et toujours la possibilité d’emprunter les livres de janvier – février 2026
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LA FEMME QUI N’AIMAIT PAS RABBI JACOB
Jean-Philippe Daguerre
Albin Michel, 176 pages
18 octobre 1973. L’équipe des Aventures de Rabbi Jacob, le film de Gérard Oury avec Louis de Funès dans le rôle principal, attend avec impatience la sortie en salles. Le succès sera planétaire.
Ce même jour, une jeune femme détourne l’avion Paris-Nice. Parmi ses revendications : que toutes les bobines du film de Gérard Oury soient mises sous scellés et projetées lorsque le gouvernement français aura réconcilié Arabes et Israéliens pour rétablir la paix.
Qui est cette femme ? Comment en est-elle arrivée là ?
Directeur de la compagnie « Le Grenier de Babouchka », Jean-Philippe Daguerre est l’un des auteurs de théâtre les plus joués d’aujourd’hui. Il a obtenu quatre Molières pour Adieu Monsieur Haffmann et cinq Molières son dernier spectacle, Du charbon dans les veines.
La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob est son premier roman.

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LE JUIF
Marek Halter
Fayard, 352 pages
Le héros de ce livre n’est pas Juif. Mais, circoncis enfant pour des raisons médicales, il le devient aux yeux des autres. Cette situation insolite marque
sa vie et son destin.
Dans ce nouveau roman, Marek Halter entraîne le lecteur au coeur d’un tourbillon d’événements aussi inattendus que tragiques. Un voyage
initiatique où l’erreur d’identité nous dévoile, peu à peu, l’essence du judaïsme.
Écrivain mondialement connu, Marek Halter est aussi un fervent militant pour la paix, contre le racisme et pour le dialogue interreligieux. Il est l’auteur de plus de trente ouvrages.

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J’AI PERDU UN BÉDOUIN DANS PARIS
Arthur Essebag
Grasset, 336 pages
Arthur, l’animateur de radio, télévision et producteur, nous livre un témoignage émouvant, sincère et poignant sur l’impact du 7 octobre sur sa vie et sur son engagement personnel de tous les instants depuis cette date.
4ème de couverture :
« Je m’appelle Arthur Essebag.
Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.
Jusqu’à ce matin où l’impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis.
En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D’autres traînées dans des tunnels, en otages.
Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j’ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s’est tue.
C’était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.
Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j’ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j’ai pensé à ma mère. À mes racines. À cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s’est mis à hurler : j’ai dit “Je” et j’ai dit “juif” .
Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge.
Et j’ai écrit. Parce que je n’avais plus d’air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action.
De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ?
J’ai perdu un Bédouin dans Paris est mon premier livre.
Et ce Bédouin, finalement… c’est moi. »

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UNE GÉNÉRATION PASSE, UNE GÉNÉRATION VIENT
Peretz Markish
Rachel Ertel (traduction)
L’Antilope, 512 pages
Une génération passe, une génération vient est un roman majeur de Peretz Markish.
Par la maîtrise de ses mots et la richesse de sa langue, il fait revivre une bourgade d’Ukraine au tournant du XXe siècle. Une bourgade dans laquelle Juifs et non-Juifs ne cohabitent, pas toujours pacifiquement, et où la modernité va bouleverser la vie traditionnelle juive. Du côté des anciens, on rencontre Mendl le meunier, Motl le cocher, Yoynè Berman le riche propriétaire de la tannerie, ou Zalmen le gérant de la tannerie… Du côté des plus jeunes, des liens se tissent, des désirs d’évasion apparaissent, des engagements politiques se déclarent loin de la tradition juive. Ezra, le fils de Mendl le meunier, cherche, lui, à échapper à la conscription et à fomenter une révolution;
Un roman puissant, un « roman de poète », ainsi que le qualifie Rachel Ertel.

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NE COUREZ PAS ! MARCHEZ !
Roman et Ryszard Polanski
Flammarion – 288 pages
L’Occupation de la Pologne et la guerre vues à travers les souvenirs d’un enfant et par son père, victimes de l’antisémitisme et du nazisme: voilà l’objet de ce recueil de témoignages des Polanski – père et fils – recueillis en 2006 pour Roman, et en 1974-1975 pour son père Ryszard (lettre relatant son vécu au camp de Mauthausen suivie de mémoires rédigées à la demande de son fils).
Si l’on retrouve évidemment certains faits relatés dans le documentaire de 2021 « Promenade à Cracovie », le ton est ici beaucoup plus grave et les textes truffés de propos édifiants et percutants. Au-delà même des nationalités et des religions, que ce soit au ghetto de Varsovie, à celui de Cracovie (et son terrible camp de Płaszów), à l’effroyable Camp de Mauthausen ou lors des différentes fuites, père et fils décrivent, à leur façon, l’humanité sous tous ses aspects: le brave jeune homme polonais du Baudienst qui a permis au jeune Roman de quitter l’Umschlagplatz en lui criant « Ne courez pas ! Marchez ! » pour ne pas attirer l’attention des Allemands ; certains Juifs zélés obéissant, sans états d’âmes, aux pires ordres nazis contre leurs coreligionnaires ; les faux amis polonais bassement profiteurs ayant trahi leurs promesses ; les ignobles Nazis au sadisme sanguinaire exacerbé et à l’inhumanité débordante. Dans les écrits du père, on perçoit son sentiment désabusé et peut-être même sa déception face à l’évolution du monde après ce cauchemar quotidien et ô combien meurtrier long de plus de cinq années.
Ces témoignages sont essentiels à connaître pour lutter contre la banalisation du Mal et ses conséquences.


