Les livres de mai – juin 2026

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34 RUE NEUVE – Le bureau de tabac de ma grand-mère

William Irigoyen

Fayard, 269 pages

Pendant les vacances de l’été 1982, William, 12 ans, rejoint sa grand-mère lyonnaise qu’il affectionne particulièrement. Comme à son habitude, la grand-mère prend des nouvelles de ses études, et son petit-fils lui annonce avoir choisi l’allemand comme seconde langue pour la rentrée scolaire. S’ensuit une réaction glaciale de sa grand-mère : « Moi vivante, tu ne parleras jamais un mot de cette langue sous ce toit et tu ne feras jamais entrer ici quelqu’un qui s’exprime en allemand.». Le jeune garçon ne se remettra jamais de cette scène qui tendra ses liens avec sa grand-mère qui mourra de la maladie d’Alzheimer six ans plus tard. Il savait qu’elle était juive, et se demandait ce qu’elle ou sa famille avait vécu pendant la guerre : elle ne lui avait jamais rien raconté.

William Irigoyen étudiera même l’allemand à l’université, et travaille en tant que journaliste sur Arte depuis 2001. Un jour de 2014, il découvre, dans la bibliothèque de sa mère, un livre sur la Résistance dans lequel se trouve un chapitre sur ses grands-parents : cette révélation va l’entraîner dans une enquête historico-familiale d’une dizaine d’années qui sonne parfois aussi comme une quête d’identité pour le seul membre de cette famille à s’intéresser vraiment au passé de ses grands-parents.

Un livre captivant et superbement écrit, dans lequel transparaît souvent l’émotion de l’auteur.

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Tenez bon : Comment des livres nous donnent de l’espoir

Pierre Assouline

Robert Laffont, 144 pages

Tenez bon est un manifeste, qui déploie une conviction essentielle pour Pierre Assouline : les livres nous donnent de l’espoir.

Qui n’a jamais été tenté de reculer devant le risque et le danger, ou de céder à la mélancolie ? Face à l’adversité, qu’elle soit intime ou collective, Pierre Assouline sait les livres qui nous donnent de l’espoir. Il suffit d’une page, d’une phrase ou même d’un seul mot pour forger en chacun d’entre nous un socle de résistance.
Les paroles d’Albert Camus, Simone Veil, Jean Moulin, Rudyard Kipling ou Paul Celan, sans oublier Job, personnage biblique à la portée universelle, ni la chèvre de Monsieur Seguin, permettent de tenir bon dans les situations difficiles.
Tenir bon face à la barbarie ordinaire.
Tenir bon dans ses valeurs, et ne pas renoncer à ses convictions, quand tout nous pousse à les trahir.
Tenir bon dans la défense absolue de l’État de droit, pilier de la République.
Tenir bon chaque fois que l’on croit perdre une forme de dignité.
Tenir bon, à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la légèreté…

Et toujours la possibilité d’emprunter les livres de mars – avril 2026

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LE COEUR LOURD : Conversation avec Vincent Trémolet de Villers

Alain Finkielkraut

Gallimard, 176 pages

Une enfance de l’après-guerre, dans une famille de survivants qui croyaient en l’école. Un goût pour la littérature comme moyen d’accès privilégié à tout le reste, à l’art, aux paysages, à la France, aux animaux. Une identité juive inquiète, faite de fidélité aux parents et aux morts, mais dans laquelle le ciel est vide. Que reste-t-il de tout cela quand en France désormais la littérature s’efface, et quand la situation en Israël est un tourment quotidien ? Comment tenir, coûte que coûte, la ligne de crête ? « Pour la première fois de notre histoire, nous devons faire face à la haine sans avoir la consolation de l’innocence. C’est cela le coeur lourd. »

Au fil d’une conversation avec Vincent Trémolet de Villers, Alain Finkielkraut offre ce qui est peut-être son livre le plus personnel.

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PASSION ANTISÉMITE

Richard Malka

Grasset, 144 pages

« J’en arrive au principal, à la raison pour laquelle nous sommes au tribunal : le “passionnément antisémite”. Allons au fond des choses. L’éventuel antisémitisme de La France insoumise et de son chef serait un problème crucial pour les juifs de ce pays mais, bien au-delà, pour nous tous, catholiques, musulmans, athées ; l’antisémitisme étant toujours, en Europe, un avertissement d’incendie, pour citer le philosophe Walter Benjamin. Alors, de quelle base factuelle disposons-nous pour justifier ce “passionnément antisémite” ? ». R.M.

À la lecture de ce livre on se croirait dans la salle d’audience avec un avocat plaidant avec brio.

Richard Malka est avocat, romancier, essayiste, scénariste.

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ON L’APPELAIT BENNIE DIAMOND

Michaël Dichter

Les Léonides, 300 pages

Dans les années 70, le jeune Bennie Goodman  est tiraillé entre sa loyauté envers son père Moshé qui le destine au rabbinat depuis son plus jeune âge et sa fascination pour l’univers des diamantaires d’Anvers.

Mais c’est plus fort que lui : la prière l’ennuie, le diamant le fascine.

Il va essayer de se faire une place et un nom dans ce milieu très « fermé » où n’entre pas qui veut !!!

Michaël Dichter signe un ambitieux roman d’apprentissage au cœur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros.

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JE NE ME SUIS JAMAIS SENTI UN ÉTRANGER EN FRANCE – Lettres à mes amis français

Stefan Zweig

Albin Michel, 608 pages

« Je ne me suis jamais senti un étranger en France. J’ai beaucoup vécu à Paris dans ma jeunesse. Ah ! cette atmosphère humaine, amicale, sans pompe ni faste, cette atmosphère de camaraderie que j’étais sûr de trouver chez mon ami Georges Duhamel, alors médecin, chez mon ami Jules Romains, professeur de lycée, est de celles que l’on n’oublie pas », déclarait Stefan Zweig en avril 1940 dans le journal Marianne.

L’auteur du Monde d’hier a entretenu un lien particulier avec la France, le pays de ses héros : Montaigne, Balzac ou Verlaine, mais aussi de son maître, Romain Rolland. C’est ce pays qu’il a élu comme la patrie de son coeur. À chaque période de sa vie – avant 1914, depuis la Suisse Salzbourg ou Londres, fuyant sa chère Europe défigurée – il y a noué des liens d’affection, car malgré son succès dans le monde entier, sa « religion de l’amitié » avec des auteurs français est restée essentielle pour lui.

Ce livre, qui rassemble plus de 400 lettres inédites, écrites presque toutes en français, en porte témoignage et réserve plus d’une surprise sur ses engagements littéraires et politiques.

Préfacé et annoté par Brigitte Cain-Hérudent et Claudine Delphis.

Bibliothèque Centre Medem

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