Les livres de la rentrée 2026

La promesse de Leiba

Claude Tovel Posternak

Robert Laffont, 224 pages

Chana, fillette de 7 ans orpheline de mère, vit à Odessa avec sa sœur Temerla et son père – boucher et mohel. Ses cinq autres sœurs ont quitté l’empire tsariste depuis longtemps. Un jour, lors d’une visite, avec son père, chez son oncle maternel enseignant dans une colonie agricole juive de la région, elle fait la connaissance de Leiba, un gamin de son âge. Bloqués toute une nuit par une tempête de neige, les deux enfants tombent littéralement amoureux l’un de l’autre et Leiba fait une promesse à Chana qui ne l’oubliera jamais… Si le monde est petit, les âmes sœurs s’égarent dans l’anonymat des villes et leurs non-dits. Chana retrouvera-t-elle « son prince » ?

Posternak nous invite dans le quotidien et les traditions des communautés juives ashkénazes de la région d’Odessa de la fin du XIXe siècle, nous fait ressentir leurs terreurs face aux pogroms ainsi que leurs aspirations à un monde meilleur, soit à travers un engagement politique révolutionnaire, soit à travers l’émigration, aux Etats-Unis ou en Palestine. Au fil du récit, on réalise que l’auteur s’est inspiré des biographies de deux personnalités bien différentes qui ont respectivement marqué l’histoire politique et le monde de la musique.

Un roman émouvant, parsemé de rebondissements et de surprises jusqu’à la dernière page.

Quand Vichy jugeait Léon Blum

Carole Delga, Marie Luce Nemo

Privat, 192 pages

Léon Blum, homme de pensée et d’action, a incarné, en fidèle héritier de Jaurès, une vision du progrès qui place l’humain au cœur de ses préoccupations. Après la scission du congrès de Tours et jusqu’à la victoire du Front populaire, Blum, devenu la figure de proue du socialisme français, va reconstruire la SFIO. À la tête de la première force de la coalition de gauche en mai 1936, il devient président du Conseil. Ses réformes, telles que la semaine de 40 heures, les congés payés ou encore la solidarité prolongée, vont transformer durablement la vie des français et jeter les bases d’un modèle social plus juste.

C’est bien ce qui lui reprochera le régime de Vichy. Il traduira Blum, du 19 février au 15 avril 1942, devant une Cour suprême de justice spécialement créée pour juger, et de préférence condamner, le Front populaire et, plus largement, la République.

De ce déplorable procès tenu à Riom, Léon Blum sortira politiquement et moralement vainqueur…

Et toujours la possibilité d’emprunter les livres de mai – juin 2026

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34 RUE NEUVE – Le bureau de tabac de ma grand-mère

William Irigoyen

Fayard, 269 pages

Pendant les vacances de l’été 1982, William, 12 ans, rejoint sa grand-mère lyonnaise qu’il affectionne particulièrement. Comme à son habitude, la grand-mère prend des nouvelles de ses études, et son petit-fils lui annonce avoir choisi l’allemand comme seconde langue pour la rentrée scolaire. S’ensuit une réaction glaciale de sa grand-mère : « Moi vivante, tu ne parleras jamais un mot de cette langue sous ce toit et tu ne feras jamais entrer ici quelqu’un qui s’exprime en allemand.». Le jeune garçon ne se remettra jamais de cette scène qui tendra ses liens avec sa grand-mère qui mourra de la maladie d’Alzheimer six ans plus tard. Il savait qu’elle était juive, et se demandait ce qu’elle ou sa famille avait vécu pendant la guerre : elle ne lui avait jamais rien raconté.

William Irigoyen étudiera même l’allemand à l’université, et travaille en tant que journaliste sur Arte depuis 2001. Un jour de 2014, il découvre, dans la bibliothèque de sa mère, un livre sur la Résistance dans lequel se trouve un chapitre sur ses grands-parents : cette révélation va l’entraîner dans une enquête historico-familiale d’une dizaine d’années qui sonne parfois aussi comme une quête d’identité pour le seul membre de cette famille à s’intéresser vraiment au passé de ses grands-parents.

Un livre captivant et superbement écrit, dans lequel transparaît souvent l’émotion de l’auteur.

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Tenez bon : Comment des livres nous donnent de l’espoir

Pierre Assouline

Robert Laffont, 144 pages

Tenez bon est un manifeste, qui déploie une conviction essentielle pour Pierre Assouline : les livres nous donnent de l’espoir.

Qui n’a jamais été tenté de reculer devant le risque et le danger, ou de céder à la mélancolie ? Face à l’adversité, qu’elle soit intime ou collective, Pierre Assouline sait les livres qui nous donnent de l’espoir. Il suffit d’une page, d’une phrase ou même d’un seul mot pour forger en chacun d’entre nous un socle de résistance.
Les paroles d’Albert Camus, Simone Veil, Jean Moulin, Rudyard Kipling ou Paul Celan, sans oublier Job, personnage biblique à la portée universelle, ni la chèvre de Monsieur Seguin, permettent de tenir bon dans les situations difficiles.
Tenir bon face à la barbarie ordinaire.
Tenir bon dans ses valeurs, et ne pas renoncer à ses convictions, quand tout nous pousse à les trahir.
Tenir bon dans la défense absolue de l’État de droit, pilier de la République.
Tenir bon chaque fois que l’on croit perdre une forme de dignité.
Tenir bon, à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la légèreté…

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La montre d’Hitler

Christophe Barbier et Yves Azéroual

Studiofact Editions, 320 pages

Et si le passé n’avait pas dit son dernier mot ?

Paris, 1990. Mia Azerbier, comédienne en devenir, vient d’enterrer son grand-père Edmond, vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Par testament, elle reçoit un étrange héritage : une pendulette de son enfance, la montre personnelle d’Adolf Hitler – disparue dans le chaos de 1945 –, et le journal codé d’un certain Julius Traub, aide de camp du Führer. Mais la montre reste introuvable, et d’inquiétantes convoitises s’éveillent autour d’elle.

Berlin, la même année. Hans Traub, étudiant, tente de renouer avec son grand-père Julius, ex-officier nazi tout juste libéré après quarante-cinq ans derrière le Rideau de fer. Hans l’espère repenti. Mais d’autres, bien moins innocents, s’intéressent aussi à ce rescapé du IIIe Reich…

Bientôt, les destins de Mia et de Hans s’entrecroisent. De Paris à Berchtesgaden, d’un château en Pologne aux coffres-forts d’une banque suisse, les deux jeunes gens sont pris dans une course-poursuite qui pourrait les mener au « trésor du Reich ». Mais la pieuvre du néonazisme rôde.

Jusqu’où iront-ils pour empêcher le retour des ténèbres ?

Thriller palpitant, inspiré de la véritable histoire de la montre d’Hitler, est le fruit d’une passion partagée pour l’Histoire.

Bibliothèque Centre Medem

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