Shpilkes puise dans un
répertoire original et méconnu des
mélodies juives d’Europe de l’Est.
De fil en aiguille, de reprises en
retouches, Shpilkes rafistole
l’étoffe d’une musique populaire, à
danser, à rire, à boire et à
pleurer, agençant les pièces,
pas toutes rapportées, d’une culture qui ne finit pas de se
réinventer.
Porté par la voix expressive et
authentique d’Éléonore
BIEZUNSKI, le groupe invite sur les ailes du klezmer
à un voyage dansant et
poétique à travers l’Europe
centrale et orientale… 
Catégorie : Anciens Articles Archivés
Des Amants de Sion à la création des kibboutzim Michèle Tauber, Maître de conférences en langue et littérature hébraïques à l’université Paris 8
S’il est un symbole qui incarne l’idéal pionnier agricole en
terre d’Israël, c’est bien le kibboutz et son alter ego le
moshav. La littérature et le cinéma fourmillent d’illustrations qui leur sont consacrées : de Mon village en
Israël récit autobiographique de Joseph BARATZ, l’un des
fondateurs en 1909 du tout premier kibboutz, Degania, au
dernier recueil de nouvelles d’Amos OZ, Entre amis, où
l’auteur nous livre une vision désenchantée de l’idéal, en
passant par les romans de Meïr SHALEV et des films
comme Les enfants du soleil, Il marchait dans les champs,
Noa a 17 ans, La terre de la Genèse, etc.
A propos du film « Hannah Arendt » de M. Von Trotta Alain Finkielkraut, philosopheAnnette Wieviorka, historienne
En avril dernier, le film de la cinéaste allemande Margarethe VON TROTTA sortait sur les écrans de
France et retraçait les années 1960-1963 de la vie de Hannah Arendt, au cours desquelles elle suivit
le procès d’Adolf Eichmann, l’organisateur de la déportation des juifs d’Europe vers les chambres à
gaz d’Auschwitz-Birkenau, pour le magazine américain New Yorker.
Son séjour à Jérusalem, lieu du procès, fut relativement bref et dans sa série d’articles la philosophe
décrit Eichmann comme un homme médiocre et obéissant. Elle fait émerger le concept de « la banalité du mal ». Son opposition au sionisme, sa condamnation sans nuances des conseils juifs,
les judenräte, lui valurent l’hostilité de nombre de ses amis et de la communauté juive américaine
en général.
Le film de Margarethe VON TROTTA, interprété par Barbara Sukowa et Axel Milberg, suit d’assez
près les analyses et les thèses développées par Hannah Arendt.
Au-delà des critiques élogieuses et du succès public, le film a provoqué à son tour des réserves et
des polémiques.
Annette WIEVIORKA apporte son point de vue d’historienne sur ce film de fiction et sur les analyses de Hannah ARENDT qui ont donné lieu à controverses.
Alain FINKIELKRAUT, l’un des philosophes les plus familiers de l’œuvre de Hannah Arendt,
donnera ses réactions.
La cinéaste Margarethe VON TROTTA, prise par la réalisation d’un nouveau film, a été contrainte, à regret, de suspendre sa participation à cette soirée programmée à son intention. 
Au vif de l’histoire Anna Senik, directrice de recherche émérite au CNRSClaude Berger, écrivain, essayiste, poète, journaliste
En 1992, une douzaine de citoyens, Juifs et non Juifs, se réunirent en
« Comité Vel’ d’Hiv’ 42 » et lancèrent un appel au Président François Mitterrand lui demandant de reconnaître la responsabilité de « l’État français de Vichy » dans les crimes commis contre les Juifs de France.
Au nom de la vision selon laquelle la République française n’avait pas
de responsabilité dans les actes du régime de Vichy, cette demande fut
refusée. Cette prise de position provoqua une vaste polémique en
France, y compris dans la communauté juive.
Le 16 juillet 1995, le Président Jacques Chirac fit une déclaration officielle de reconnaissance de la responsabilité de la France.
Dans ce récit, Anna SENIK s’appuie sur ses archives et ses souvenirs
pour rendre compte « de la manière dont l’action politique de ce comité
a contribué à intégrer dans la mémoire nationale les crimes de Vichy
contre les Juifs ».
« Né en 1936 au cœur du Marais parisien, porteur de l’étoile jaune
à six ans, Claude Berger est une personnalité aux multiples facettes.
Ancien dentiste, restaurateur et chanteur yiddish, il est d’abord un
écrivain engagé, en rupture depuis des décennies avec une gauche
qu’il juge moribonde et l’un des premiers théoriciens de la fin du
salariat. ».
C’est ainsi que l’auteur de cet essai se présente dans son blog
(www.claudeberger.fr), essai dans lequel il tente d’élucider la
question du « pourquoi » de l’antisémitisme plutôt que du
« comment », depuis les formes du passé jusqu’à celles qui se
déguisent dans l’antisionisme contemporain.
L’Arche de Noé du Théâtre par la troupe des Bouba’s de Medem guidée par Yaël Tama
« Quels livres emporteriez-vous sur une île déserte ? »
Dans l’adrénaline des soirs de première, les artistes de la Troupe de La Lune, une institution dans leur pays, vont devoir répondre à cette question ! ».
Extraits de textes du répertoire et des textes originaux.

Le féminisme face aux dilemmes juifs contemporains par Nelly Las, spécialiste du judaïsme contemporain et du féminisme
Comment des femmes juives, engagées dans les mouvements
féministes occidentaux, arrivent -elles à concilier leurs particularismes identitaires et/ou religieux, sans renoncer à leurs
vocation universaliste ?
C’est le sujet que l’historienne Nelly Las a étudié et développé.
Cette réflexion, qui s’appuie sur des témoignages et des documents de divers pays, concerne toutes les formes d’intersections entre universalisme et particularismes dans nos sociétés.
(Sociologue, Responsable du Centre d’études et de recherches féministes
de l’université Paris-VII) et RÉDITH ESTENNE (Professeur de lettres) pour témoigner de leur judéité diasporique et laïque.

Cinéma israélien : Salah Shabati
Les Amis de la Langue et de la Culture Hébraïques vous convient à leur première séance de cinéma israélien : une comédie satirique de 1964 qui évoque avec humour l’intégration difficile des Juifs marocains au début des années soixante face aux kibboutznikim ashkénazes, plutôt « surs d’eux et dominateurs ».
Le ciné-club s’adresse donc à à tous les spectateurs désireux d’entendre et de pratiquer l’hébreu : tous les niveaux sont les bienvenus, sachant qu’il n’y aura pas de traduction simultanée durant le débat.

Vers un nouvel ordre du monde par Gérard Chaliand, géopoliticien spécialiste des conflits internationaux
Depuis la révolution khomeyniste de 1979, le 2ème choc pétrolier et le tournant effectué en Chine par Deng Xiaoping à la même époque, un nouvel ordre du monde s’élabore au détriment de l’occident européen et américain.
Dans ce contexte Gérard CHALIAND analysera les rapports de force tels qu’ils se présentent.

La Confrérie : enquête chez les Frères musulmans en présence du réalisateur, Michaël Prazan
Le film de Michaël PRAZAN fait l’historique de ce mouvement traqué par les régimes dictatoriaux, laïques et nationalistes arabes mais qui vient d’arriver au pou-voir en Egypte et en Tunisie et qui exerce une influence grandissante dans de nombreux autres pays musulmans.
Le but ultime de la Confrérie est l’instauration du « Califat mondial », c’est-à-dire d’un monde soumis entièrement aux lois et principes islamiques, se donnant tout le temps nécessaire pour arriver à cet objectif final.

L’étoile du matin : une mise en scène musicale par Guila Clara Kessous, Alexis Kune et Charles Rappoport
L’étoile du matin est un retour aux sources de l’auteur du Dernier des Justes. Ce conte fantastique permet à Schwartz-Bart d’oser pénétrer jusqu’au coeur d’Auschwitz et de prononcer, dans les dernières pages, un kaddish renouvelé, resté longtemps impossible, qui scelle une véritable réconciliation avec la nature.
Dans L’étoile du matin, la musique et la nature la place ont une
place centrale. Proposer une adaptation et une mise en scène musicale de ce roman paraît alors comme une évidence ; l’écriture se fait chant à la gloire de la nature.

