Robert BOBER


Rencontre avec

Robert BOBER

Projection du film

« Réfugié provenant d’Allemagne, apatride
d’origine polonaise. »

(Film de 88 mn. réalisé en 1975 pour la télévision)
« Je retourne en Pologne sans y être jamais allé… »

Les récits, les souvenirs d’êtres proches nous ont créé un passé, les points de repère dont tout individu a besoin pour se définir, pour retrouver et affirmer son identité.
C’est cette impression tenace qui a conduit Robert Bober en Pologne, que son père, né à Radom a quitté en 1920. Le film est le récit de cette démarche.
Débat animé par Jacques Dugowson

Editorial

Temps calme et assez beau…

Depuis quelques mois, on est presque tenu de s’étonner que les médias français ne mettent plus l’accent sur un territoire, grand comme la Picardie (19 399 km²) ou la Slovénie (20 273 km²), dont la politique et le destin constituent pourtant selon leurs dires, la clé des problèmes de l’Univers.
Même Le Monde se fait discret sur Israël (20 770 km²), préférant faire sa une sur Face book, un site Internet qui est censé compter le nombre d’amis que chacun peut se faire.
A cela, on peut trouver plusieurs raisons. La première est, sans aucun doute, l’hyperactivité communicante du Président de l’État Français qui, quant à lui, possède des amis partout.
Il a des amies infirmières en Libye (1 759 540 km²) ; des amis éducateurs au Tchad (1 284 000 km²), des amis va-t-en guerre aux Etats-Unis (9 630 709 km²), sans oublier des amis masqués en Corse (8 680 km²) et des amis sportifs au Stade de France (1,7 km²). Ainsi que quelques amis socialistes au gouvernement.
Ses seuls ennemis connus, sont ceux de l’intérieur.

Non pas ceux de l’opposition socialiste engluée dans une zone de (très) basse pression pour l’instant sans qu’on sache combien de siècles, hélas, cet instant va durer mais ceux dont on doute de la légitimité sur le sol français.
Les problèmes liés à l’immigration sont des préoccupations légitimes, dont on doit discuter les mesures point par point. Ce n’est pas tant cela qui est déplorable mais les amalgames de pensée qui associent sur ce sujet, le droit et la biologie.
Rappelons que cette obsession ontologique est apparue au moins trois fois au cours de ses derniers mois.
La première dans l’intitulé même du ministère qui mêle immigration et Identité nationale; la seconde dans un entretien avec Michel Onfray (Philosophie Magazine n°8 d’avril 2007) dans lequel Nicolas Sarkozy affirme que la pédophilie et le suicide des jeunes sont d’origine génétique, une troisième fois dans la proposition de loi sur la parenté confirmée par un test ADN.
Est-il possible d’adhérer à l’idée que « L’ADN est une arme contre le racisme » ? et que « cette loi sur le regroupement familial est d’inspiration humaniste » ?, comme l’a écrit publiquement, à titre personnel, un haut représentant des institutions juives de France ? ***

Il y a aussi quelques catégories sociales qui manifestent une légère irritation : les cheminots, les étudiants, les pêcheurs, les magistrats, …

Temps calme et assez beau sur tout le pays, mais avec quelques tendances fortement orageuses en fin de journée.

*** Le Centre Medem a adressé un courrier au Président du CRIF à ce sujet. Le texte se trouve sur notre site www.centre-medem.org. Le Centre Medem (300m²) recevra le nouveau Président du CRIF, Richard PRASQUIER, le mardi 4 décembre à 20h30. Ses explications ne manqueront certainement pas d’intérêt.

Les oubliés du Shtetl : le Yiddishland

Mardi 18 décembre à 20h30

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 » Les oubliés du Shtetl : le Yiddishland  »
de Isaac Leib PERETZ


( Ed.Plon, paris 2007)
Traduit du yiddish par N. Weinstock.

avec
Nathan WEINSTOCK

Avocat au barreau de Bruxelles, historien du mouvement
ouvrier juif européen « Le Pain de misère », traducteur de
plusieurs ouvrages de langue yiddish
Journal du ghetto de Hillel Seidman  » Du fond de l’abîme « ….

Batia BAUM

Professeur de yiddish,
Traductrice de I.L. Peretz, de Y. Katzenelson (« Le chant du peuple juif assassiné »),
de J. Bulow, P. Markish, etc…

Un mécène de Varsovie avait demandé à Yitskhok Laybush PERETZ 1851-1913)
d’établir un rapport sur la vie dans les Shtetlekh de Galicie. Le résultat de cette enquête fut un document exceptionnel sur une culture et un monde anéantis un demi-siècle plus tard…Ce document, traduit et annoté par Nathan Weinstock rend compte de la diversité sociale et de tous les courants de pensée qui se côtoyaient ou s’affrontaient dans le Yiddishland.

Débat animé par Jacques Dugowson P.a.f.

La cafétéria vous accueille de 19h à 20h.

La Bibliothèque du Centre Medem est ouverte à partir de 19h.

Survivre. Témoigner. Ecrire

Mardi 13 novembre à 20h30

Rencontre-débat

Survivre. Témoigner. Ecrire.


avec

Anny DAYAN ROSENMAN

Maître de conférence en littérature à Paris VII
Auteur de
« Les Alphabets de la Shoah »
Survivre. Témoigner. Ecrire. (CNRS Editions)
et

Antoine SPIRE

Ecrivain, journaliste

L’ouvrage d’Anny Dayan Rosenman propose une lecture en écho des textes de Primo Levi, Elie Wiesel, Imre Kertész, Anna Langfus et de quelques autres survivants, témoins, ou écrivains-survivants, ou encore de Shoah, le film de Claude Lanzmann…
En 1995 Anny Dayan Rosenman soutenait sa thèse, Deuil, identité, écriture. Les traces de la Shoah dans la mémoire juive en France. Son dernier ouvrage en est encore un prolongement, à une époque où des voix nous invitent à exercer un droit à l’oubli.

Débat animé par Jacques Dugowson. P.a.f.

La cafétéria vous accueille de 19h à 20h.

La Bibliothèque du Centre Medem est ouverte à partir de 19h.

OYFN VEG (En chemin)

Samedi 10 novembre 2007 à 21h

Récital

OYFN VEG (En chemin)

chants populaires yiddish harmonisés pour choeurs
par et sous la direction de

Jean Golgevit

Chants interprétés par
Le Quintet OYFN VEG (CD n°2)

Jacques Fatus, basse
Anne Garcenot, alto
Joëlle Garcenot, soprano
Roberto Graiff, ténor
Isabelle Morelli, alto

« Ces chansons-là ont roulé leur bosse depuis les temps lointains.
Elles ont su voyager blotties dans les mémoires, traverser l’histoire pour témoigner l’âme d’un peuple faite de petites
tendresses, de sourires pleins d’humour et de cris de colère. Habillées d’harmonies à la fois simples et brillantes, les voix colorées qui les portent aujourd’hui jusqu’à nous les offrent comme un véritable cadeau. »
Eric Gautier
Jean Golgevit

J’ai hérité de ma mère la chanson populaire yiddish. Je vois toujours, au dessus mon petit lit d’enfant, avant la guerre, le mouvement de ses lèvres chantantes, goûtant les sons, amoureuse des mots, et toute sa tendresse dans la narration du monde.

Le chant est toujours pour elle porteur de beauté, de sensibilité et de courage :
Elle chantait à Auschwitz pour garder l‘espoir d’une vie après l’horreur et pour
maintenir le courage de toutes ses compagnes.
Elle s’était promise aussi : « Je reviendrai mon petit.»
Lorsque je devins professeur d’éducation musicale, c’est le chant choral qui m’a paru la voie évidente pour faire rayonner l’être humain grâce à « la musique pour tous ».
En constituant le trio Isajoan, Anne Garcenot, Joëlle Garcenot et Isabelle Morelli ont mis avec beaucoup de bonheur leur professionnalisme au service de ces musiques. En plus du plaisir de l’écoute, ce CD permettra d’apprécier tout ce qui ne peut être écrit sur une partition.
J’espère qu’il ajoutera sa pierre à l’amour que toutes ces générations ont porté au
chant populaire témoin de leurs joies, de leurs peines, de leurs souffrances et de
leurs bonheurs.
Et aujourd’hui commence une nouvelle aventure en quintet
En effet, il reste encore beaucoup de chants à voix mixtes à enregistrer.

Nous ont rejoints Jacques Fatus, basse, et Roberto Graiff, ténor, que vous aurez
bientôt l’occasion d’apprécier.

Un recueil de partitions « Oyfn veg » rassemble les harmonisations de trente-trois
chansons yiddish et quelques unes en judéo-espagnol, hébreu et français.
Jean Golgevit

Elle s’appelait Sarah

Mardi 23 octobre 2007 à 20h30
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Rencontre – débat avec

Tatiana DE ROSNAY
journaliste,

vient d’écrire son neuvième roman : « Elle s’appelait Sarah » aux éditions Héloïse Ormesson.
Ce roman relate une page sombre de l’histoire française, la rafle du Vel d’Hiv.
Succès fulgurant, aussi bien en France qu’à l’étranger, de cette oeuvre bouleversante , elle viendra nous relater ce qui l’a amené à l’écriture de ce roman.

Débat animé par Henri Sztanke. P.a.f.

La cafétéria vous accueille de 19h à 20h.

La Bibliothèque du Centre Medem est ouverte à partir de 19h.

Theatre:MAMAN REVIENT PAUVRE ORPHELIN

spectacle remis à une autre date

Théâtre :
auditorium du Centre Medem

Patrick Massiah

revient sur scène avec

« MAMAN REVIENT PAUVRE ORPHELIN »

de Jean-Claude Grumberg*

Après le succès de sa précédente pièce -300 représentations– Prix Spécial du Jury des Trophés 2005 de L’Adapt- « MONSIEUR BUTTERFLY » adaptée du roman d’Howard Buten, Patrick Massiah, avec sa nouvelle création, s’empare des mots de JC Grumberg.

La collision de l’humour de l’auteur et de l’humour propre aux interprétations de Patrick Massiah permet d’aborder les thèmes forts, comme la famille, la mère, le père, la force de vivre, l’enfance qui nous tient la main, et en filigrane et tout en pudeur la Shoah.

C’est l’histoire d’un enfant, C’est l’histoire des parents

C’est l’histoire de la filiation

C’est l’histoire des parents qui vieillissent

C’est l’histoire du devoir de mémoire

C’est l’histoire de la grande Histoire

C’est l’histoire de « l’Histoire avec sa grande hache »

Jean Claude Grumberg signe ici l’un de ses textes les plus émouvants où un homme, le temps d’une anesthésie, retrouve ses cauchemars, ses rêves avec sa mère avec laquelle il aimerait passer un dimanche heureux. Mais son sommeil croise aussi un dieu qui peut peu, un père qu’il n’a jamais connu et qui lui demande la vérité sur le monde…
« Sortie de théâtre » de Jean-Claude Grumberg, en préambule, nous donne l’occasion de rire de nous même et des spectateurs que nous sommes devenus certains soirs…

« Maman revient pauvre orphelin »

Patrick Massiah s’empare avec une belle émotion de ce texte magnifique de Jean-Claude Grumberg…Il nous fait parvenir aussi bien la poésie, que la profondeur et l’humour de ce texte.

P.a.f.
Nombre de places limités. Réservations souhaitées au 01 42 02 17 08

Hommage à Raul Hilberg

1926-2007 – Raul Hilberg, historien du nazisme

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Politologue, spécialiste de la Shoah de réputation mondiale. Il est le premier à démonter minutieusement les mécanismes du génocide des juifs.

Né en 1926 à Vienne, Raul Hilberg a fuit l’Autriche et les persécutions antisémites nazies. Il débarque aux États-Unis en 1939, il a émigré seul sans sa famille, son père s’étant fait arrêté en novembre 1938. En 1944, il est de retour en Europe sous l’uniforme de l’armée américaine. Un jour, il se retrouve, au siège du Parti national-socialiste, à ouvrir des caisses qui contenaient la bibliothèque personnelle de Hitler.

Raul Hilberg fait des études de sciences politiques à l’université de Brooklyn et de droit à celle de Colombia. En 1956, il devient professeur de relations internationales à l’Université de Burlington, dans le Vermont, une université de modeste réputation où il fera toute sa carrière.

Dès 1948, Raul Hilberg entame des recherches sur le génocide des juifs d’Europe. Elles seront le travail de toute une vie. En 1952, il devient membre du War Documentation Project et de l’United States Holocauste Memorial Council, témoin du département de la Justice dans les procès contre les agents du crime. Ce poste lui donne accès aux archive de du IIIe Reich saisies par l’armée américaine. En 1955, il soutient sa thèse La destruction des Juifs d’Europe. Elle est publiée en 1961 dans l’indifférence générale. Cet ouvrage qu’il ne cessera de compléter jusqu’en 1985 finira par devenir une référence mondiale sur la Shoah.

Raul Hilberg a complété son ouvrage tout au long de sa vie, ajoutant en 1994 un chapitre
sur le Rwanda, nous incitant ainsi à poursuivre ce que nous prônons nous-mêmes au
Centre Medem..

avec la participation de

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Annette WIEVIORKA, historienne

et de Henri MINCZELES, historien

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Nos deux invités rappelleront la pertinence et la profondeur de l’œuvre de Raul Hilberg.

Soirée présentée par Jacques Dugowson
P.a.f.

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